La Provence attire les artistes depuis des temps immémoriaux, aussi allons nous vous présenter certains d'entre eux. Les peintres provençaux s'attachent à rendre la lumière éclatante de cette région, et les couleurs sont toujours tirées de palettes ensoleillées.
Mais nous parlerons également des écrivains, nés en Provence, ou marqués par elle !
Des siècles de peinture à travers le monde, des mouvements divers, des écoles très différentes les unes des autres, ont produit une somme considérable d'oeuvres picturales dignes du plus grand intérêt. Bien entendu, je n'ai pas la prétention d'en dresser une liste exhaustive ! Je vais simplement évoquer ici quelques uns de ces artistes parmi ceux qui m'ont laissé la plus forte impression. Je ne me cantonnerai ni à un siècle, ni à aucune tendance. Je ne vais que refléter mes goûts... et mes humeurs.
Ce samedi à Vinon sur Verdon (83), Synergie Culturelle organisait un vernissage regroupant cinq artistes aux styles différents, présentés sur les cimaises de la galerie.
Etaient présents, Monique Charpentier, Marie Clavelin-Sels, Claudia Banti-Geissinger, Bernard Goasguen et Antoine Aruta qu'une foule d'invités s'empressaient de questionner sur leurs manières d'appréhender l'art pictural.
Dominique Joubert, Maire de Vinon sur Verdon était venu en voisin et Coralie Trigano, une jeune collégienne de 13 ans, était venue en observatrice (elle effectuera d'ailleurs son stage «entreprise» à la galerie en janvier prochain).
La dissemblance des ½uvres présentées, fait de cet endroit un cocktail aux traits bigarrés et aux couleurs entremêlées harmonieusement présentés dans un espace convivial et chaleureux.
- Monique Charpentier (née aux Pennes Mirabeau – 13) propose un souffle pictural chargé de charme et de poésie. La sensibilité champêtre intégrée dans ses ½uvres fait remonter de lointain souvenir qu'elle écrit en images dans une symphonie picturale de formes, de couleurs et de senteurs. Le trait est spontané, la retouche rare. Monique a su capter les reflets de cette béatitude simple et merveilleuse. (Travail à la gouache, à l'encre et au pastel).
- Marie Clavelin-Sels (Mage) originaire d'Anvers en Belgique, emprunte à la nature ce qu'elle a de plus beau à offrir, les couleurs, les formes et les thèmes. Les paysages provençaux n'en manquent pas, Mage travaille ses compositions en douceur, compte sur les contrastes, les luminosités, une partition qui laisse apparaître des traces de couleurs plus vives ici ou là. Mage vous transporte dans une ambiance restituée à l'identique en prenant bien soin d'en souligner toute la poésie. (Travail à l'huile).
- Claudia Banti-Geissinger représentait son père, Robert Geissinger (né à Heildelberg en Allemagne, décédé en 1994). Il s'initie à la peinture dès l'âge de 10 ans et se distingue comme artiste polyvalent, tant dans le style, le sujet ou la technique. Cet éventail pictural, le place dans la catégorie des «touche à tout». Il exerce son art au crayon, à l'aquarelle, l'acrylique ou à l'huile. Les ½uvres picturales laissées par l'artiste sont très variées, relevées en couleurs et en adéquation avec son temps et les événements qui l'entourent. Peintre réaliste, reconnu et apprécié comme un grand portraitiste.
- Bernard Goasguen, (né à Toulon - 83), est un peintre autodidacte. Influencé par Ambrogiani, Mendoze et Jecquel, sommités provençales du monde pictural, il se passionne pour les paysages provençaux, les marines et les fleurs. Le travail au couteau donne des effets extraordinaires, plus d'épaisseur, mais avec de grands aplats, épure le dessin et laisse s'exprimer la couleur. La force et la puissance que dégagent l'empâtement de la matière et les couleurs éclatantes, traduisent si bien cette Provence qui l'inspire depuis sa plus tendre enfance.
- Antoine Aruta définit son écriture dans un subtil mélange de légères touches au couteau et de coups de pinceau. Dès l'âge de 12 ans, il croquait des bandes dessinées, dessinait de grandes fresques sur les murs. Antoine s'est plongé dans l'univers pictural, les formes, les couleurs, les senteurs, créer du vivant immobile. Le chaland doit s'attendre à ce qu'une brise sorte de sa toile, que l'eau clapote sous ses doigts, que le soleil disparaisse sur le tranchant de l'horizon. Des ½uvres qui n'ont qu'un seul but, celui de transporter ailleurs l'imagination du spectateur.




